Lutte contre la précarité alimentaire : des aides exceptionnelles de l’État

 
 
Lutte contre la précarité alimentaire : des aides exceptionnelles de l’État

Aide exceptionnelle de solidarité versée aux allocataires de minima sociaux, de la prime d’activité, des aides au logement ou d’une bourse étudiante, repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, près d’1 million d’euros supplémentaire attribué aux associations d’aides alimentaires en région… Face à l’inflation galopante, l’État se mobilise pour renforcer la lutte contre la précarité alimentaire.

Lutte contre la précarité alimentaire : des aides exceptionnelles de l’État

Votée par le parlement cet été au titre du pouvoir d’achat, l’aide exceptionnelle de solidarité sera versée ce 15 septembre. Elle concerne les bénéficiaires des minima sociaux, les boursiers et les personnes percevant la prime d’activité. Son versement est automatique.

Pour mémoire, en 2020, une aide comparable a été versée en mai et en novembre pour accompagner les foyers modestes dans la période sanitaire liée au Covid 19. A cette époque, à deux reprises, en région, ce sont plus de 141 000 foyers qui ont ainsi été aidés.

Dans un contexte d’inflation et de hausse des prix particulièrement sur l’alimentation, cette aide vient permettre un accompagnement exceptionnel pour préserver l’accès à une alimentation saine, durable et qualité pour tous.

Dans la même volonté, depuis la rentrée, pour les étudiants boursiers, le ticket à 1 € est maintenu et l’aide au logement a été revalorisée.

Au cours de l’année universitaire 2021-2022, ce sont 643 510 étudiants qui ont ainsi été soutenus en région Centre-Val de Loire.

Soucieux de répondre aux besoins d’ici à la fin de l’année, le Gouvernement a décidé de débloquer des moyens financiers supplémentaires pour les réseaux d’aide alimentaire.

La semaine dernière, le Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a ainsi annoncé le déploiement d’un soutien exceptionnel de 55 M€ de crédits supplémentaires en faveur de l’aide alimentaire. Ce soutien viendra compenser la hausse des prix que subissent les structures qui accompagnent les Français les plus précaires. En région, ce complément représente 406 886 €.

Le volet social de « France relance » a contribué au renouvellement et à la modernisation des équipements de ce secteur d’aide alimentaire : 12 projets d’achat de matériel ou de développement de l’offre qui ont été financés par l’État en matière d’aide alimentaire pour un montant de 500 000 euros.

Les fonds régionaux dédiés à la lutte contre la pauvreté accompagnent plusieurs initiatives structurantes comme :

- le co-financement des petits déjeuners dans les collèges de Loir-et-cher avec le Conseil départemental ;

- la création de la plate-forme SOLAAL (le don agricole) avec le Conseil départemental d’Indre-et-Loire (présentée lors de « Terres de Jim » vendredi dernier) ;

- dans plusieurs départements, les « paniers solidaires » ;

- avec l’université, la Ville d’Orléans, le Conseil régional, l’ouverture toute prochaine de l’épicerie sociale et solidaire étudiante ;

- dans l’Indre, une démarche inédite d’accès aux droits, menée par l’UDAF et Solinum.

Enfin, aussi dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pauvreté, la mesure « cantine à 1 € dans les communes rurales » se poursuit. Ces communes ont été récemment relancées afin de mettre en œuvre ce dispositif, profitable aux enfants, au pouvoir d’achat des familles et aux finances des communes.

 
 

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