Mobilisation renforcée contre la délinquance routière en Eure-et-Loir

 
Mobilisation renforcée contre la délinquance routière en Eure-et-Loir

 

Le drame survenu le 26 mars 2017 montre la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs départementaux pour combattre le fléau de l’insécurité routière.

De manière générale, la vitesse, la consommation d'alcool et de stupéfiants constituent les principales causes de ces drames dans lesquels sont souvent impliqués de jeunes conducteurs, notamment à la sortie de discothèques. Il faut ajouter à cela la fatigue, vecteur d’hypovigilance.

Au cours des quatre dernières années, 9 personnes, qui sortaient d’établissements de nuit, ont été tuées sur les routes euréliennes, dont déjà 2 cette année. Dans chaque cas, au moins l’un des facteurs du triptyque vitesse-alcool-stupéfiants était présent.

Cela démontre l’importance de poursuivre avec ardeur les dispositifs de prévention qui sont conduits auprès des jeunes, notamment les actions de sensibilisation dans les discothèques.

Pour autant, il est aussi nécessaire de maintenir les mesures répressives pour sanctionner sévèrement les conducteurs irresponsables. D’ores et déjà, des contrôles (alcool, stupéfiants, vitesse) sont en place tous les week-ends aux heures de sortie des discothèques.

Un contrôle (alcool, vitesse, stupéfiants), généralisé à proximité de l’ensemble des établissements du département, sera par ailleurs organisé en présence du procureur de la République et du corps préfectoral au moment de la sortie des clients lors d’un week-end à venir.

Parce que la sécurité routière est l’affaire de tous, les directeurs d’établissements de nuit ont également un rôle majeur dans cette affaire :

-Ils doivent porter une attention particulière au comportement des clients lors de la vente d’alcool dans leur établissement ;

-Ils doivent respecter la réglementation en matière de vente d’alcool (interdiction de vendre de l’alcool pendant l’heure et demie qui précède la fermeture de l’établissement)

-Il leur est aussi demandé de signaler aux forces de police et de gendarmerie tout conducteur qu’ils jugeraient à risques,sortant de leur discothèque.

Les patrons qui ne respecteront pas ces obligations feront l’objet de sanctions systématiques administratives et, si les circonstances le justifient, d’un signalement au procureur de la République.

De manière plus globale, avec8 accidents mortels et 9 tués depuis le début de l’année 2017contre 5 morts l’année dernière à la même époque (+80%), l’Eure-et-Loir connaît un bilan d’accidentalité routière très préoccupant. Cette hausse reflète un net relâchement des comportements sur les routes alors même que le bilan 2016 était encourageant et meilleur que les statistiques nationales.

Les actions de sensibilisation et de contrôle seront poursuivies et multipliées tout au long de l’année 2017. À l’approche des vacances scolaires de Pâques et des week-ends prolongés du mois de mai, la mobilisation des forces de l’ordre et des acteurs de la sécurité routière sera d’ailleurs renforcée pour que la route reste un lieu sûr pour tous ses usagers. Les sous-préfets assisteront à des contrôles routiers pendant le week-end Pascal.

De nombreux drames humains, des vies brisées, et des blessures souvent irréversibles pourraient ainsi être ainsi évités grâce au respect des règles de base. Chaque conducteur est responsable de soi, de ses passagers et des autres usagers de la route. La sécurité routière reste une priorité absolue dans une société pour qui le vivre ensemble a un sens. Les forces de l’ordre ont pour consigne la tolérance zéro. La route est, et doit rester, un lieu de partage.